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On vous rappelle

Essilor vous rappelle

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Au travail, à la maison, dans les transports...

Smartphone, ordinateur, tablette, TV : les écrans sont devenus les complices de notre vie connectée. Mais savez-vous que leur consultation excessive peut générer des troubles physiques et psychiques ? Examen, de la tête au pied.

La révolution digitale : de multiples apports

Depuis l’avènement d’Internet et de la communication mobile, les outils digitaux ont modifié en profondeur notre quotidien. Au travail, ils nous offrent gain de temps, facilité d’échanges et productivité renforcée. Glissés dans notre poche, ils nous permettent de rester en contact avec nos proches, de nous divertir à tout instant et de partager nos émotions où que l’on se trouve. Une simple panne de réseau suffit d’ailleurs à illustrer la pluralité de leurs fonctions dans une seule de nos journées !

Mais comme souvent, si l’outil est pertinent, son utilisation excessive induit l’émergence de risques pour la santé. Pour éviter que ces derniers viennent ternir les bénéfices apportés par les écrans, une prise de conscience des utilisateurs est indispensable.

Travailler devant un écran, un métier à risque !

C’est en tout cas l’avis de l’ASNAV (Association nationale pour l’amélioration de la vue) qui place les « travailleurs sur écran » dans le top 10 des métiers à risque pour les yeux. Les « personnes exposées à la lumière bleue » issue des écrans LCD et des ampoules LED (blanc froid) se retrouvent elles en 3e position, juste derrière les soudeurs et les utilisateurs de laser !

 Sensibilisation et prévention sont donc de mise, car la tendance au tout-écran ne sollicite pas uniquement les yeux, mais l’ensemble du corps.



Les effets sur le corps d’une surexposition aux écrans

Au niveau des yeux

Femme_portant_des_lunettes-_en_train_de_naviguer_sur_sa_tablette.jpgLa fatigue visuelle : premier effet ressenti à l’issue d’une longue consultation d’écran, la fatigue visuelle est causée par la sur-accommodation des yeux qui ne cessent de faire la mise au point entre le clavier, l’écran et, par exemple, un document papier. À cet effort constant de l’œil, s’ajoute la distance de lecture qui tend à se raccourcir (tablette, smartphone), sollicitant la vision ultra-proche éprouvante pour le cristallin. Vous vous sentez ébloui et percevez moins les contrastes. Cet inconfort visuel est parfois le prélude à une migraine.

La fatigue oculaire : votre œil pique ou devient rouge. Devant l’écran, il cligne peu, ce qui génère une sensation d’assèchement oculaire.

Les effets de la lumière bleue : la lumière bleu-violet issue des écrans LCD et des LED (blanc froid) possède une longueur d’onde nocive pour l’œil. Elle serait notamment responsable à long terme, d’un vieillissement prématuré de la rétine et du cristallin et compte parmi les facteurs de la DMLA.

En savoir plus
Homme_assis-_devant_son_ordinateur_dans_le_noir.jpgLes effets de lumière bleu-turquoise : contrairement à la lumière bleu-violet, la lumière bleu-turquoise joue un rôle bénéfique sur notre rythme biologique et notre moral. En journée, elle révèle donc toute sa pertinence. Mais le soir venu, l’utilisation prolongée d’outils digitaux peut perturber l’endormissement et donner lieu à des insomnies. Pour pallier cet effet, les gamers nocturnes ont recours à un filtre jaune qui pare la lumière bleu dans ses 2 composantes (violet et turquoise).

Les effets de la 3D : la technologie relative aux images 3D entraîne une distorsion entre l'image réelle et celle qui est perçue par le cerveau. La consultation excessive d’images 3D, notamment chez les enfants dont la coordination visuelle est en cours d’acquisition, peut donner lieu à des céphalées, une fatigue oculaire, voire des nausées. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) recommande d’ailleurs d’éviter les images 3D aux enfants de moins de 6 ans et d’opter pour un usage modéré jusqu’à 13 ans.

Au niveau de la tête, des épaules et du dos

Femme_de_dos-_qui_se_tient_le_cou.jpg Consulter une tablette ou un smartphone vous incite naturellement à incliner la tête. Les muscles situés à l’arrière du cou se tendent et se font douloureux sur la durée. Ce trouble peut être amplifié au niveau du dos si votre poste de travail n’est pas adapté, notamment en cas de configuration multi-écrans.

L’importance de la posture est loin d’être anecdotique puisque 2 personnes sur 3 se plaignent de douleurs musculaires dues à l’utilisation prolongée d’un écran (étude IPSOS/Essilor 2015).

Au niveau du coude, du poignet et du pouce

La flexion prolongée du coude lors de l’utilisation d’un smartphone ou d’une tablette peut finir par pincer le nerf cubital. Premiers symptômes : des picotements ressentis dans les doigts et la paume.

La consultation d’un écran va également souvent de pair avec la frappe sur un clavier. L’utilisation intensive des doigts alliée à une mauvaise inclinaison du poignet et du coude favorisent l’apparition de TMS, trouble musculo-squelettique, reconnus comme maladie professionnelle. Les accros aux textos sont quant à eux menacés par la tendinite du pouce !

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Au niveau des genoux et des jambes

Surfer régulièrement avec le portable sur les genoux a conduit certains utilisateurs à développer une « dermite des chaufferettes », due à la chaleur dégagée par l’appareil (jusqu’à 50 °C !). De même, la position assise prolongée, néfaste pour la circulation sanguine, peut donner lieu à la sensation de jambes lourdes en fin de journée.

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L’écran, source de divertissement, mais aussi de souffrance mentale

La prééminence de l’écran dans le monde du travail n’est pas sans effet sur le moral des travailleurs.

Sédentarité, culte de l’immédiateté, échanges limités entre collègues, sentiment de dépendance à la machine ou consultation addictive des messages : l’écran dévoile peu à peu ses effets secondaires, particulièrement dans les open-space si peu propices à l’intimité et la concentration. De quoi nourrir un burn-out naissant chez les collaborateurs.

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Prévenir les troubles liés aux écrans, nouvel enjeu de santé publique ?

« L’absentéisme numérique » se multiplie et les entreprises commencent à percevoir les enjeux de santé liés aux écrans : avec l’aide de l’INRS (Institut national de la santé au travail), les DRH revoient peu à peu la configuration des postes de travail et la relation à l’écran. Les opticiens sensibilisent les familles sur les risques d’une exposition précoce des ados à la lumière bleue.

Pour certains spécialistes, il y a surconsommation au-delà de 10 heures par jour devant un écran, sans respecter de pause. C’est votre cas ? Découvrez comment prévenir les troubles en réalisant quelques exercices simples ou en adoptant des accessoires.



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Pallier les effets de la surexposition aux écrans